Bulo Dhelo FloribertPublication |
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Nos travaux
TRAVAIL PRATIQUE D'ANTHROPOLOGIE PHILOSOPHIQUE 0. INTRODUCTION Dans notre société actuelle, nombre de gens, voire même des intellectuels ne s’intéressent presque pas à la connaissance de la culture de leur tribu, ou l’ignorent carrément. C’est partant de cette hypothèse, que nous préférons orienter notre travail sur une des tribus congolaises, de la province orientale, du district de l’Ituri, du territoire de Djugu, à l’occurrence : les Hema-Nord. Ce travail consistera donc à donner quelques notes sur les interdits et les habitudes alimentaires de ce peuple. Compte tenu de l’importance que présente ce sujet et suite aux multiples questionnements qu’il susciterait en soi, la présente démarche se voudra de donner d’abord l’aperçue historique, géographique et éthnonymique et de présenter ensuite les interdits et les habitudes alimentaires de la tribu Hema-Nord ou Gegere. I. APERÇUES HISTORIQUE, GEOGRAPHIQUE ET ETHNONYMIE Il s’avère important de donner certaines précisions sur les diverses appellations du peuple faisant objet de notre étude. En effet, le peuple semi-pasteur et semi-agriculteur habitant le district de l’Ituni dans la province orientale et, précisément le territoire de Djugu est désigné par trois termes : « Bahima », « Bahuma », « Bahema ». Ces variations d’appellations sont dues aux influences linguistiques. Néanmoins, le nom officiel et plus connu, pour désigner ce peuple est « Bahema ». LOBHO-LWA-DJUGU DJUGU justifie ces diverses appellations en ces termes : « En République Démocratique du Congo, les pasteurs de la côte occidentale du lac Albert, s’appelaient autrefois « Bahuma » mais, bahuma est devenu bahema au pluriel et muhema au singulier »[1]. Les Hema-nord occupent le territoire de Djugu dont la superficie est de 8730 km2 et dans laquelle leur collectivité s’étendait sur une aire de 1818 km2 avant 1963. Mais, suite à la reforme administrative qui vit le jour avec l’état Zaïrois après 1963, sa superficie passera à environ 6293 km[2]2. Le district de l’Ituni, de part sa situation au nord de la R.D.C, relie pratiquement le Congo, l’Ouganda et le soudan. Du point de vue peuplement, actuellement le territoire de Djugu sert de carrefour à un brassage de grandes ethnies de l’Afrique noire : on y rencontre les bantoues, les soudanais et les chamito-nilotiques. Tous ces groupes sont dans la plupart de cas hétérogènes. Le territoire est situé dans une région subtropicale. La contrée est montagneuse et jonchée de multiples escarpements, en particulier la chaine des monts bleus. Son hydrographie comporte les cours d’eau suivant : Tsé, Guru, Jona, le lac Albert,…[3] Du point de vue climatique, le territoire Hema connait un climat tropical humide alterné de deux saisons : la saison pluvieuse et la saison sèche. La région est couverte d’une végétation de savane herbeuse parsemée des galeries forestières. II. LES HABITUDES ET LES INTERDITS ALIMENTAIRES En voulant parler des habitudes et des interdits alimentaires, il sied à préciser que la tribu Hema-nord avait subi une influence non négligeable due « non seulement à leur origine, mais aussi aux difficultés qu’elle rencontra pour pouvoir réussir à se maintenir sur le sol qui ne leur appartenait pas »[4], selon corroborer par MEESSEN. Du point de vue origine, elle reste hypothétique car non encore prouvée scientifiquement. Quand à leur installation, les conflits et batailles ne manquèrent pas non plus avec toutes les conséquences et influences possibles que cela pourrait entrainer dans la culture de ce peuple venu de quelque part. En parlant alors des habitudes et interdits alimentaires, certaines habitudes ou certains interdits sont propre au Hema-Nord, alors que les autres peuvent être considérés comme ‘héritages’ imposés ou volontaires. II.1. Les Habitudes alimentaires[5]
II.2. Les interdits alimentaires[6] Il est à noter de façon pré ambulatoire que ces interdits n’ont aucune balise scientifique pour être pris en compte de manière universelle. Le poulet pour les femmes ‘Ô zâ, sans une justification noble, les hommes disaient seulement que le poulet était une nourriture reservée seulement aux hommes, tout comme les sauterelles et les bons morceaux de viande. Tout femme surprise en fragrance n’avait aucune chance de continuer dans le même foyer. L’animal sauvage ‘tso na za’, étant donné que ce peuple est en même temps pasteur selon l’origine, et agriculteur, il ne voulait pas manger de la viande sauvage, mais sans donner une justification valable. Mais, cette hypothèse est facile à comprendre, et tout se justifie par l’abondance de viande. La viande sauvage était donc considérée comme impure et porteuse des épidémies. Dans la même liste s’aligne les têtes et les pattes des animaux abattus, le viscère… mais progressivement, ils ont été adoptés pour le repas. Le serpent ‘ Sû’, ce dernier était considéré comme la présence d’un démon ou d’un mauvais sort dans la maison. Ainsi, la présence d’un serpent faisait allusion à l’annonce un malheur. Et à fortiori, le manger ! ce serait plus que même la sorcellerie. Le chien et le chat ‘Tsi’ ‘Pusu’, ces derniers étaient considérés comme les compagnons et voir même les amis des hommes. Parfois, ils servaient même d’un moyen de communication. D’où, les mangaient n’étaient autre que l’abomination et la sorcellerie. Les chenilles, les escargots et les sourris ‘djià’, ‘dolo’et ‘jyùù’, ces bêtes étaient toutes considérées comme de salletés La viande ou l’animal étouffé, on ne devrait pas manger la viande étouffé par le simple fait que, comme éléveur, le hema veut lui-même prendre le couteau pour mettre l’animal à mort. Par cet acte, il est sûr qu’il mange une viande qui mérite d’être mangée. Autrement dit, il devrait voir l’animal saigner. C’est pourquoi, avant même de préparer la viande, on commence par préparer le sang comme avant goût pour la consommation. L’animal mort de lui-même, on ne devrait pas manger l’animal mort de lui-même pour raison de déception. Autrement dit, toute mort d’un animal était reussi presque comme un deuil au sein de la famille. D’où le refus de consommer cette viande était une façon tout simplement de compatir. N.B. les aspects culturels alimentaires de hema-nord suivent quelque peu ceux de juifs. Plus les interdits sont non fondés, mais aussi d’autres justifications sont fondées sur l’idée d’impureté. III. CONCLUSION Nous voici au terme de notre travail au cours du quel, nous avons fait une réflexion sur un des aspects culturels de la tribu Hema-nord. Nous nous sommes attardés de parler des habitudes et des interdits de cette tribu. Deux points ont constitué le corps de notre travail. Dans le premier point, nous avons situé historiquement et géographiquement cette tribu comme faisant partie de nilotiques et habitant le territoire de Djugu et dans le deuxième point, il a était question de palper du doit les aspects culturels alimentaires de cette tribu. Nous avons souligné en passant que, rien ne rassurer scientifiquement les justifications données pour appuyer les raisons invoquées dans les habitudes comme les interdits. Vue la densité culturelle de cette tribu, la liste n’est pas exhaustive. BIBLIOGRAPHIE 1. LOBHO-LWA-DJUGUDJUGU, société et politique en Afrique traditionnelle. Bahema et Balendu du zaïre, P.U.Z., Kinshasa, 1980. 2. MEESSEN A., Homographie de l’ituri, Bruxelles, 1951. 3. Sources orales. Interview.
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ü Http// :www.google.géographie de la ville de Bunia ü http// :www.wikipedia. org [1] L-L DJUGUDJUGU, société et politique en Afrique traditionnelle. Bahema et Balendu du zaïre, P.U.Z., Kinshasa, 1980. P. 42. [2] Http //www.google. Géographie de la ville de bunia, consultée jeudi 28 novembre 2013. [3] http//www. Wikipedia. Hydrographie ville de bunia, consultée mardi le 26 novembre 2013. [4] A.MEESSEN, Homographie de l’ituri, Bruxelles, 1951, P. 15. [5] Sources orales, interviewer mercredi le 27 novembre 2013. [6] Sources orales, interviewer jeudi le 28 novembre 2013.
REMERCIEMENTS Prétendre que ce labeur intellectuel est le fruit qui n’engage que notre effort, serait en quelque sorte faire preuve d’une certaine ingratitude. Ainsi, au moment de finir la rédaction de ce rapport de stage, nous voudrions témoigner de nos sincères remerciements au Dieu Tout Puissant, dont la gloire est dans le bonheur de chaque personne humaine, pour son ineffable amour. Nos hommages les plus déférents s’adressent à la famille religieuse des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de la province congolaise, à travers le père provincial Zénon SENDEKE et son conseil, ainsi qu’à nos formateurs pour la formation intégrale qu’ils nous assurent. Que le corps professoral du Philosophât Edith Stein trouve également nos gratitudes pour la formation qu’il nous donne. Nos gestes de gratitudes s’adressent à l’Office des Routes/Province Orientale, à travers son Directeur Province Mr Léandre LOKUNDU, pour nous avoir acceptés et orientés comme stagiaire de l’Office des Routes, à la Brigade 405. Nous sommes redevables à la Brigade 405 du projet Pro-Routes. Puisse le Chef de la Brigade Mr Jean-Ange BALU M’vioki, trouver ici nos sincères remerciements pour son accueil. Notre reconnaissance s’adresse au Responsable Administratif et Financier, Mr MUAMBA Muzembe, pour la disponibilité captivante dont il a fait montre en nous encadrant tout le long de notre stage. Nous pensons à tous les personnels administratifs de la Brigade 405, la comptable Brigitte, la caissière Nadine, la logisticienne MAMI, la magasinière Laurianne, le chef magasinier Adrien, l’informaticien CHIMUSA, la secrétaire Sylvie ; pour la bonne collaboration, l’humour et l’accueil ; sans non plus laisser dans l’oubliance le personnel de la Brigade 40, papa KABEYA et maman Aimée, pour l’ouverture et le partage. Que nos parents DHELO Clément et CHUDHA Marguerite trouve notre immesurable affection pour eux ; les familles NGONA Melchior et DHEDD’A Benoît pour leur soutien plein d’amour, ne se sentent pas non plus oublier. Nos frères et sœur, cousins (es), neveux, nièces, oncles et tantes, amis et connaissances sans oublier nos promotionnels pour leurs soutiens au moment de la rédaction de ce rapport. Nous remercions encore tous ceux auprès de qui nous avons bénéficié de la connaissance sous ses diverses formes, et tous ceux que nous avons tendrement aimés. Enfin, que tous ceux que le Seigneur nous a donnés de connaitre pendant notre stage trouvent également dans cette ébauche l’expression de notre indéfectible attachement. A tous et à chacun, nous disons, une fois de plus, merci. INTRODUCTIONL’enseignement supérieur et universitaire assure une formation intégrale. Pour parvenir à ce but, chaque étudiant est soumis à un stage de professionnalisation pour lui permettre de concilier la théorie et la pratique, étant donné que ces deux facettes marchent ensemble. Ainsi, la passation d’un stage de professionnalisation est obligatoire à tout étudiant, avant d’être gradé d’un diplôme académique. Evoluant au sein d’une institution philosophique, plusieurs questions se proliféraient dans notre méninge, face aux différentes réalités ou crises sous lesquelles ploie notre pays. Nul n’ignore la misère congolaise, qui nous parait pourtant un peu contradictoire car le monde entier vante la potentialité économique de la République Démocratique du Congo. Comment comprendre alors son état misérable? En référence au cours de la philosophie du développement, il s’avère que les routes sont une priorité qui déclenche le développement. Malheureusement, les compatriotes congolais restent étrangers ou enclavés dans un même pays, suite à l’état critique des routes, qui à vrai dire ne sont pas loin d’être de pistes, ou sont carrément inexistantes. Pourtant, nombre d’entreprises internationales et nationales s’arrogent le monopole d’entretenir le réseau routier R. D. Congolais. Comment expliquer alors cette dégradation ou l’inexistence de routes dans la plupart des provinces de la R.D.C, dont la province orientale ? Faut-il arbitrairement s’en prendre à ces entreprises pour conclure leur incompétence ? S’il faudrait répondre par l’affirmative ou par la négative, avant d’être en contact avec l’une de ces entreprises, nous aurions trahi la discipline philosophique. Raison pour laquelle, comme disciples dans les rouages des philosophes, nous sommes allés à l’OFFICE DES ROUTES, une des ancêtres des entreprises routières de la R.D.C, pour notre stage de professionnalisation en vue de pouvoir mieux comprendre, et se questionner en questionnant, les raisons qui justifient l’état crucial de nos routes. Nous avons été affectés au Projet PRO-ROUTES/Brigade 405, qui s’occupe des réaménagements et de la réouverture de la Route Nationale 4 (RN4) ; du 26 juillet au 06 septembre 2013. Dans ce modeste rapport, nous nous attèlerons sur deux chapitres. Hormis l’introduction, le premier se voudra d’un survol sur l’Office des Routes et de la présentation du Projet Pro-Routes/Brigade 405 ; et le second, décrit le déroulement de notre stage. Une conclusion pourra nous conduire au terme de ce travail. CHAPITRE PREMIER : DU SURVOL DE L’OFFICE DES ROUTESAU PROJET PRO-ROUTES/BRIGADE 405I.0. INTRODUCTIONEtant donné que l’Office des Routes est l’une des anciennes entreprises des réseaux routiers de la R.D.C, on ne peut prétendre tout dire en quelques pages. Voilà pourquoi, nous voulons juste faire un survol pouvant nous permettre de relever les éléments importants sur l’entreprise. Ainsi il sera question, dans ce chapitre, de présenter l'Office des Routes de façon succincte ; Ensuite nous nous tournerons vers le projet Pro-Routes/Brigade 405 de Kisangani ; où l’objectif visé est de donner brièvement les éléments clés susceptibles à la compréhension du projet Pro-Routes/Brigade 405. I.1. SURVOL SUR L’OFFICE DES ROUTESI.1.1. Historique de l'Office des RoutesVu le nombre de kilométrages que possédait le réseau routier de la RDC, le département des travaux publics et aménagement du territoire se trouvait dans l’impossibilité de la supervision des routes de la République Démocratique du Congo. C’est ainsi qu’en 1971, le gouvernement eut l’idée de créer l’Office des Routes pour pallier cette situation. D’où l'ordonnance n° 71-023 de mars 1971 portant création et organisation de l'Office des Routes. Cette ordonnance sera modifiée en date du 21 janvier 1978, portant disposition générale applicable aux origines officielles de l'Office des Routes. Dès lors, la supervision des routes qui était en charge du département des travaux publics et aménagement du territoire, sera léguée à l'Office des Routes. Pour la bonne marche et une bonne évolution, l’Office des Routes est dotée d'une personnalité et d'une autonomie financière et elle relève du pouvoir de tutelle qui est celui du Ministère de Travaux publics, infrastructure et reconstruction et du Ministère de Portefeuille, qui exerce la tutelle administrative des établissements publics. Le financement de l’Office des Routes provient du gouvernement central par le biais de FONER. I.1.2. Missions de l’Office des RoutesLes missions attribuées par le gouvernement de la République à l'Office des Routes se focalisent beaucoup plus dans le domaine de l'exécution des études et des travaux d'entretien, d'aménagement, de modernisation et de construction des routes déterminées par le programme imparti à l'Office, ainsi que des ouvrages d'art et des bacs ; la gestion du laboratoire national des travaux publics, la formation et le recyclage du personnel capable d’opérer dans ce domaine, sur toute l’étendue de la République. I.1.3. Classification des routesActuellement, la R.D.C possède un réseau routier d’environ 152 400 Km. Ce vaste réseau est classé en trois catégories, à savoir : les routes nationales (RN), les routes provinciales (RP) et les routes de desserte agricole (RDA). L'Office des Routes s'occupe principalement de deux premières catégories. I.1.4. Organisation de l’Office des RoutesD’une manière générale, l’Office de Routes a une structure bien définie tant au niveau national que provincial. I.1.4.1. Au niveau national Au niveau national, l’Office des Routes est dirigée par un Conseil d'administration composé de : Ø Président du Conseil d'administration (PCA), Ø Directeur Général Adjoint (DGA), Ø Directeur Financier (DF). Au niveau provincial, la Direction provinciale de L’Office des Routes est organisée de la manière suivante : · Chef de Division Technique (CDT) · Chef de Division Administrative & Financière (CDAF) I.1.5. Office des Routes/ Provinciale OrientaleI.1.5.1. Situation géographique Le siège de la Direction Provinciale de l'Office des Routes (OR) de la Province Orientale est situé sur le boulevard Mobutu n°02, au quartier Maman Mobutu, dans la commune de Makiso, de la ville de Kisangani. Ses frontières sont constituées, au Nord par l'Etat-major militaire (FARDC), au Sud par le bâtiment de la Division Provinciale de l'Agriculture, à l'Est par l'Hôtel de ville (Mairie) et à l'Ouest par le bâtiment de l'AMICONGO.
I.1.5.2. Organisation provinciale Le Directeur Provincial est secondé par un Secrétaire de la Direction et un Secrétaire dactylo. v Exploitation : est composée d’un Inspecteur d'études et d’un Dessinateur, v Contrôle et inspection : est composé d’un Inspecteur routier et d’un Contrôleur de travaux. 3) Division Administrative et Financière
I.1.5.3. Différentes unités provinciales - La Direction Provinciale, - Les Brigade des Travaux d'Entretien (B.T.E.) : o BTE 405/Pro-Routes, - Centre Matériels Roulants (CMR 470), - Centre Matériels Flottants (CMF 480), - Laboratoire National de Travaux Publics (LNTP).
I.2. PROJET PRO-ROUTES/BRIGADE 405 DE KISANGANII.2.1. Historique du projet pro-routesDes analyses effectuées en 2001 en RDC, projetait des réformes économiques importantes après 10 ans. Mais, les perspectives de ce développement restaient encore entraver par des corruptions systématiques, de manque ou d’un état de délabrement avancé dans la plupart d’infrastructures de base à travers le pays. Moins de 3000 km de routes pavées (1,8% du réseau routier total). La plupart de réseaux routiers de la RDC est impraticable même pendant la saison sèche. Par conséquent, pour la majorité de la population rurale, l’accès aux marchés et aux services sociaux et administratifs est sévèrement restreint. En juillet 2006, dans le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP), le pays manifeste sa volonté d'investir dans les infrastructures de transports pour soutenir la croissance. En 2007, la Stratégie d’Assistance au Pays (SAP) identifie aussi la faible infrastructure comme une contrainte majeure au développement économique en général, à la connectivité et à l’intégration régionale. En même temps, le gouvernement et ses partenaires en développement reconnaissent au moins que la réouverture des infrastructures routières améliorerait l’accès aux activités extractives. Ainsi, sur environ 152 400 km de longueur total du réseau routier de la RDC, le réseau routier national et provincial occupe 58 000 km dont 95% sont non pavés. Le gouvernement a identifié un réseau à haute priorité de 15 800 km. De ce réseau, 9 135 km de routes non pavée ont été ciblées pour une réouverture rapide sous des normes techniques réduites et soutenues par le projet. C’est ainsi qu’il y aura création du projet nommé PROJET PRO-ROUTES, qui œuvre dans la province orientale depuis 2009. I.2.2. Partenaires et durée du Pro-RoutesLe gouvernement R.D.Congolais a initié le projet de réouverture et d’entretien des routes hautement prioritaires, PRO-ROUTES, avec l’appui de ses partenaires internationaux. Le projet est donc financé conjointement par le Département pour le Développement International (DFID) et la Banque Mondiale (BM) par un montant de 123 millions de dollars (USD). Le projet Pro-routes intervient sur les parties du réseau routier national prioritaire défini par le Ministère de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (MATUHITPR) ; et selon des principes présentés en novembre 2004 à la communauté des bailleurs de fonds dans le cadre du Programme Minimum de Partenariat pour la Transformation et la Relance (PMPTR). L’organe d’exécution du projet /Maître d’ouvrage est le MATUHITPR, qui assure la gestion du projet à travers la Cellule Infrastructure (CI) ; et l’Office des Routes/Entrepreneur du projet ou maître d’œuvre, exécute les travaux en régie sur les axes, par les biais de ses brigades Pro-Routes/Kalemie de la province du Katanga et Pro-Routes/ Kisangani pour la province orientale. Débuté depuis 2009, le projet s’étendra sur une durée de cinq(5) ans ou soixante (60) mois. Il atteindra sa ménopause en décembre 2014. Après le mandat du projet Pro-routes, l’entretien sera repris par le Fond National d’Entretien des Routes (FONER). Le projet Pro-routes couvrira une distance de 1170 km des routes sur les axes qui suivent, sans oublier les travaux des bacs et des ponts. Ainsi, l’Office des Routes a mis deux brigades opérationnelles pour ces travaux ; il s’agit des tronçons : a) Des Routes Nationales quatre (RN4) ü Kisangani-Buta-Dulia-Aketi-Bunduki et Dulia-Bondo : 650 km (au nord) · Kisangani-Buta-Dulia vers Bondo (509 km) · Dulia-Aketi-Bunduki (141km) b) Des Routes Nationales Cinq (RN5) ü Kalemie-Fizi-Uvira et Kalemie vers Moba : 544 km (au Sud-est). · Uvira-Fizi-Kalemie(435) · Kalemie vers Moba (85km) I.2.3. Objectifs du projet Pro-routesL’objectif global ou l’ambition du Pro-Routes est de contribuer au rétablissement des principales liaisons routières afin de lutter contre la pauvreté grâce au rétablissement et à la préservation durable des infrastructures de transport pouvant garantir l’accès aux marchés et aux services sociaux et administratifs nécessaires à la relance socio-économique et à la réintégration interne et externe du pays. Comme objectif spécifique, le projet vise de renforcer les capacités opérationnelles des structures administratives congolaises en charge du réseau routier et assurer la réouverture au trafic des principales liaisons ultra-prioritaires, encore impraticables et non programmé sur d’autres financements et leurs entretiens. Dans le cadre de ces objectifs, trois provinces sont concernées par le projet. Il s’agit de la province orientale, de la province du Katanga et de la province du Sud-Kivu ; suite à l’urgence qui s’impose dans lesdites provinces. I.2.4. Composantes du projet Pro-routesLes éléments constitutifs du Pro-routes dénommés composantes sont les suivants : a) La composante s’occupant de Réouverture et d’Entretien des routes (composante1) b) La composante du Renforcement institutionnel (composante 2) c) La composante de programme social et environnemental (composante 3) d) La composante de suivi et évaluation (composante 4) Il y a ici lieu de signaler que nous n’auront qu’à faire à la première composante du projet pro-routes. Signalons que, pour travailler dans le projet, le personnel sous contrat doit d’abord être agent de l’Office des Routes. Cela veut dire que, le personnel qui œuvre dans le projet est délégué par l’office des Routes. Hormis ce personnel, la présence fréquente des observateurs tant internes (compatriotes), qu’externes (étrangers) est également remarquable. Néanmoins, au niveau des chantiers, on peut aussi recruter les cantonniers, selon le besoin. I.2.6. Organigramme de la cellule de gestion du projet Pro-routesLa cellule de gestion du projet Pro-routes est essentiellement constituée de personnel ci-après : v Le Chef de cellule est le chef du projet au sein de la Direction Générale de l’Office des Routes. Il est l’interférence du projet entre l’office des Routes et la Cellule Infrastructure. Il a à son coté un secrétaire qui assure la permanence. Il a sous sa responsabilité directe, l’Assistant Technique et l’Assistant Administratif et Financier. v L’Assistant Technique (AT) est l’adjoint du chef du projet en matière technique. Il l’assiste dans la prévision, la coordination et le contrôle de toutes les activités techniques du projet. Il a sous sa responsabilité, l’Ingénieur routier, l’Ingénieur d’ouvrage d’art et le chargé de passation des marchés. v L’Assistant Administratif et Financier (ASAF) est l’adjoint du Chef du projet en matière d’administration, de finances et de comptabilité. Il prévoit, coordonne, contrôle et commande toutes les activités administratives, financières et comptables du projet. Il a sous sa responsabilité directe le comptable et le caissier. v L’Ingénieur routier exploite les rapports techniques des brigades, disponible pour le projet Pro-routes, et rend compte, par écrit, des observations au chef de cellule. v L’Ingénieur d’ouvrage d’art prépare les programmes des travaux de réhabilitation et de construction des ponts et des ouvrages d’art. v Le Comptable saisi des opérations provoquées par la comptabilité du projet Pro-routes, grâce à l’utilisation du logiciel ‘‘TOMPRO’’ et ‘‘ SOFCOMPTA’’. v Le Caissier tient la caisse de la cellule pro-routes.
N.B : l’organigramme ci-haut donne la structure de l’Office des Routes, dans le cadre du projet Pro-routes, pour une équipe travaillant exclusivement sur le projet Pro-routes. I.2.7. Description des postes des brigades de l’Office de Routes(Projet Pro-routes Brigade 405/ Kisangani) o Le Chef de Brigade (CBR) : il a pour mission de gérer la brigade et d’exécuter les travaux d’entretien des routes, des ponts et des bacs situés sur son réseau. o Le secrétaire a pour mission d’exécuter et d’assurer les activités du secrétariat. Il dépend de l’autorité hiérarchique du CBR à qui il rend compte régulièrement. o Le Responsable Administratif et Financier (RAF) il assure les instructions de l’Office de Routes en matière de gestion du personnel et de gestion financière. Il dépend de l’autorité hiérarchique du CBR et lui rend compte régulièrement. o Le Comptable assure la tenue de la comptabilité et l’établissement des états financiers de la brigade. Il dépend de l’autorité hiérarchique du RAF et lui rend compte régulièrement. o L’Informaticien assure la mise en route, la surveillance des ordinateurs à partir des consignes d’exploitation et leur entretien au premier degré. Il dépend de l’autorité hiérarchique du RAF et lui rend compte régulièrement. o Le Conducteur des travaux (CDT) assiste le CBR dans son rôle d’exécution des travaux d’entretien des routes, ponts et bacs situés sur le réseau de la brigade. Il dépend de l’autorité hiérarchique du CBR et lui rend compte régulièrement ; et il a des relations fonctionnelles avec le RAF. o Le Géotechnicien assure l’exécution des travaux relatifs aux essais et contrôle des matériaux. Il dépend de l’autorité hiérarchique du CDT et lui rend compte régulièrement. o Le Chef de chantier veille à l’exécution quantitative et qualitative des travaux d’entretien dans un chantier. Il dépend de l’autorité hiérarchique du CDT et lui rend compte régulièrement. o Le Chef d’Atelier Ponts est responsable de l’inventaire des ponts et ouvrages d’art sur le réseau programmé pour la brigade. Il dépend de l’autorité hiérarchique du CDT et lui rend compte régulièrement. o Le Chef Magasinier gère les approvisionnements de la brigade en matière de stock, de fournitures diverses et d’autres matériaux. Il dépend de l’autorité hiérarchique du Chef d’Atelier et lui rend compte régulièrement. o Le Magasinier s’occupe de la gestion correcte des stocks. Il dépend de l’autorité hiérarchique du Chef Magasinier et lui rend compte régulièrement. o Le Topographe prélève les données topographiques du terrain, et les traduit en plan topographique pour usage. Il dépend de l’autorité hiérarchique du CDT et lui rend compte régulièrement. o L’Environnementaliste est charger de conseiller et contrôler le chantier et les bacs d’emprunt/carrière, de rédiger les rapports de contrôle et l’intention de la hiérarchie en donnant des recommandations judicieuses et nécessaires. Il dépend de l’autorité hiérarchique du CBR et lui rend compte régulièrement. o Le Chef Mécanicien assure la maintenance et l’entretien de parc matériel suivant les procédures définies. Il dépend de l’autorité hiérarchique du Chef d’Atelier et lui rend compte régulièrement. o Le Chef d’Atelier Mécanique assure la surveillance du matériel et outillage mis à la disposition de la brigade, planifie l’entretien du matériel, fait le diagnostic des pannes sur les engins et assure en permanence le bon fonctionnement des équipements. Il est responsable des réparations au sein de la brigade, et assure le suivi technique de tout le matériel de son ressort. Il dépend de l’autorité hiérarchique du CBR et de l’AT ; il leur rend compte régulièrement.
CHAPITRE DEUXIEME : DU DEROULEMENT DU STAGEII.0. INTRODUCTIONDans ce chapitre, il est question de parler de différents services administratifs du projet, qui nous ont reçus pour l’expérience du stage. Nous nous limitons à la description des services rendus par chaque poste de la brigade 405. Deux points nous aident pour pouvoir nous conduire tout le long de ce chapitre. Le premier est le préliminaire du stage et le second présente la quintessence de services rendus par chaque poste que nous avons visité. II.1. PRELIMINAIRE DU STAGEAprès un examen minutieux de notre lettre de recommandation pour le stage, c’est le 24 juillet 2013 que nous avons été orientés par la Direction Provinciale de l’Office de Route (OR), au secrétariat de la Brigade 405/ projet PRO-ROUTES où nous avons passé notre expérience. Après une prise de contact avec l’autorité de la Brigade 405/ Projet Pro-Routes, le 25 juillet 2013, nous eûmes l’honneur de visiter les différents postes administratifs du Pro-routes. Après ce petit tour, nous avons été installés dans un des coins de l’office du Responsable Administratif et Financier (RAF). Dans le but de nous permettre de passer notre expérience sans complexe, un manuel intitulé « Manuel des Procédures de gestion administrative, financière, comptable et passation des marchés » (212 pages) dont le but est de décrire l’organisation, les procédures de gestion administrative, financière et comptable du Projet de Réouverture et d’Entretien des Routes Hautement Prioritaires, nous a été remis pour la lecture. Après quatre jours de parcours, et après avoir répondu à certaines questions, nous avons effectivement commencé la visite des différents postes administratifs du projet, tel que présenter dans la suite. II.2. LES DIFFERENTS POSTES DE LA BRIGADE 405/ PROJET PRO-ROUTESII.2.1. Responsable Administratif et Financier (RAF)Avec le RAF, nous nous sommes entretenus sur les modalités relatives au stage, et il nous a donné également la synthèse du manuel lu, suivi d’une brève présentation du projet Pro-routes. Nous avons par la suite élaboré un horaire pour le stagiaire. Nous devrions être au projet Pro-routes de 8h30’ à 15h00, pendant trente jours. C’est ce qui fut scrupuleusement respecté. II.2.2. Le Chef du Personnel (CP)Avec lui, nous avons visité le dossier administratif du personnel du projet. Son rôle est de se rendre compte des activités effectuées par le personnel du projet, pendant les heures de service. Grâce à une liste de présence, il peut facilement contrôler les retardataires, les absents et les malades. En cas de non respect de l’horaire par un personnel, il a le devoir de fournir des reproches et si le concerné persiste, informé la hiérarchie. Il est sensé être au courent de tout déplacement des agents de la Brigade, et par extension, savoir ceux qui entrent à (sortent de) la Brigade 405. Il est habilité à gérer le dossier du personnel et assister à la cotation du personnel. Cette cotation s’effectue à deux niveaux : au niveau du rendement des travaux réalisés et au niveau du comportement au sein de l’entreprise. Il détient également la fiche de notation du personnel. Ce document est très important car il permet la gestion et la connaissance de la capacité et de la performance des agents. Au sein du Pro-Routes, nous rencontrons deux catégories des agents : les agents sous-statuts et ceux sous-contrats. Les premiers sont ceux qui possèdent le numéro matricule, et les derniers sont ceux qui n’en possèdent pas encore, ou les Nouvelles Unités (N.U). Le Chef du Personnel doit rendre régulièrement compte à ses supérieurs. II.2.3. Le Service de la ComptabilitéLa comptabilité de la Brigade 405 a pour mission principale de saisir les opérations provoquées par la comptabilité du projet Pro-Routes. Pour ce fait, le projet Pro-routes utilise le logiciel nommé TOMPRO. Le système comptable du Pro-routes est basé sur le principe de la comptabilité d’engagement. C’est un système intégré de comptabilité générale, analytique et budgétaire. Ce plan comptable est conforme au plan comptable congolais. Pour toute opération, l’enregistrement comptable dans le journal doit respecter le principe de parie double à savoir : une compte est débité et un autre crédité pour un même montant. On prend soin d’enregistrer la comptabilisation des fonds reçus, la comptabilisation de dépenses engagées et la production des Etats financiers (balance des comptes, bilan et Formulation des résultats). Pourquoi l’utilisation du logiciel TOMPRO ? C’est parce que, hormis les modules de gestion, TOMPRO possède des paramètres et des utilitaires pour la bonne marche des modules de gestion comptable qui offre chacune une multitude des fonctionnalités prédisposant à une gestion rationnelle et efficace de la comptabilité, aussi bien dans sa globalité que dans ses particularités. Il présente également une double protection (matérielle et logicielle) pour éviter l’accès frauduleux de ses données par un tiers (clé de protection). L’accès à ses modules est sous le contrôle d’un super-utilisateur : l’administrateur du projet. La comptabilité est assurée par une comptable. Elle a le devoir d’enregistrer toutes les opérations relatives à l’entrée ou à la sortie de l’argent. Ainsi, elle enregistre soigneusement les factures, les bons de sorties, la photocopie de chéquier, le bordereau de retrait, etc. A la fin de chaque mois, la comptable prend soin d’imprimer les révèles pour la conservation. Ces imprimés sont produits à trois exemplaires : un pour la Cellule Infrastructure, un autre pour l’Unité de suivi Pro-routes (USPRO) et un pour la Brigade 405 du Projet Pro-Routes. II.2.4. Le service de la caisseCe service est tenu par une caissière. Son rôle est de tenir le coffre de la Brigade 405. De ce fait, à chaque fois que le projet est dans les besoins, elle prend soin de le nourrir financièrement, à l’aide de retrait de la banque ou d’une agence de transfert. Comment se fait le retrait ? Avant d’aller à la banque, la caissière reçoit le plan de décaissement bien détaillé par rubrique, le chèque et le bordereau de retrait, dument signés par l’autorité de la Brigade 405, conformément au plan de décaissement. Elle va alors à la banque (RAWBANK) ou dans la maison de transfert (SOFICOM), pour retirer l’argent. La Banque lui remet alors un chéquier. Elle dépose l’argent dans le coffre-fort et procède au paiement suivant le plan de décaissement. Elle établit par la suite deux bordereaux : le bordereau de paiement et celui de prise en recettes. Comment s’effectue le paiement ? A part le salaire qui est personnel, seule la logisticienne peut retirer l’argent au niveau de la caisse. Ainsi, elle doit présenter les fiches suivantes : le bon de commande, l’expression des besoins et le bordereau de paiement. Avant tout paiement, la caissière prend soin de vérifier tous les documents comptables. Elle procède au paiement de salaire et des autres avantages liés aux activités de l’argent. Elle établira le livre de caisse de tous les éléments (entrées et sorties) réalisés pendant la journée et cela continuellement. Chaque pièce comptable doit être numérotée. A la fin du moins, elle imprimera, en trois exemplaires, le rapport de toutes les activités réalisées au courant du mois. Ces exemplaires sont répartis de la manière suivante : un pour la Cellule Infrastructure, un pour l’Unité de suivi du Pro-Routes (USPRO) et un pour la Brigade 405 du projet. II.2.5. Le service de la logistiqueAu niveau de la Brigade 405, cette charge est assumée par une logisticienne. La logisticienne est chargée de centraliser l’ensemble des commandes de la brigade et de faire les achats. Ses tâches sont multiples : recevoir les expressions des besoins sous l’ensemble de la brigade ; retirer l’argent de la caisse conformément aux expressions des besoins ; procéder aux achats conformément aux expressions des besoins : récolter les facture et les produits achetés ; ramener les factures ainsi que les produits achetés au magasin de la brigade, moyennant la signature de l’autorité de la brigade ; faire l’entrée du magasin auprès du magasinier et ramener les factures ainsi que les bons d’entrées du magasin à la caisse, etc. Ainsi, avant de retirer l’argent à la caisse, une fois que la logisticienne reçoit l’expression des besoins, elle établit le bon de commande qu’elle présente à l’autorité (RAF). Ce dernier vérifie les prix mentionnés et la quantité des produits commandés. Après vérification, la logisticienne reprend le bon de commande pour le présenter au Chef de la Brigade (CBR) pour la signature. C’est alors qu’elle peut être reçue par la caissière qui, après l’avoir servi, lui remet le bordereau de paiement. Avant de libérer la caisse, la logisticienne signe dans le livre de la caisse pour attester le retrait. De la caisse, elle va alors faire les achats et ramènera les factures et les pro-formats. Elle prendra soin de bien enregistrer les articles achetés, avant de les acheminer au magasin. Après l’enregistrement des produits au niveau du magasin, la logisticienne passe respectivement chez le RAF et le CBR, qui signent les factures, avant qu’elle ne les ramène à la caisse. Hormis ces tâches, la mission de la logisticienne est également celle d’initier et de faire le suivi approché des stocks d’alerte dans le but de minimiser les coûts, les délais d’approvisionnement, en limitant les risques de rupture des stocks. Elle rendra régulièrement compte au Responsable Administratif et Financier. II.2.6. Le service du magasinA la Brigade 405, le magasin est tenu par deux personnels ; un chef magasinier et une magasinière. Le rôle primordial du magasin est de réceptionner toutes les entrées avants de les liquider aux bénéfices ou pour l’utilisation. Il assure le double mouvement « entrée-sortie ». Le magasin peut être considéré donc comme une marmite du projet ; dans laquelle on prépare et d’où l’on se sert aussi. Comment se fait l’entrée au magasin ? Pour les produits provenant de l’extérieur, on peut ou ne pas avoir des documents qui les accompagnent (factures, bon de livraison). Ø Cas des produits non accompagnés des documents Au cas où le produit n’est pas accompagné d’un document, on fait l’entrée magasin grâce à un bon d’entrée magasin, où on met tous les articles et on signale ces articles dans un fiche des stocks, suivant la filière technique et financière. On fait alors l’entrée magasin et on établit un PV de réception dument signé par le chef magasinier, le gestionnaire et l’autorité de la brigade 405, avant son expédition au récipiendaire. Ø Cas des articles accompagnés des documents Dans ce cas, on fait l’entrée magasin à base de ces factures, toujours en suivant les deux filières : technique et financière. On établit le bon d’entrée pour les nouveaux articles ; et ces derniers sont classés par rubrique et numérotés. Puis, on les enregistre dans les fiches de stock. N.B : Chaque article possède sa fiche de stock. Comment se fait la sortie magasin ? Pour toute sortie du magasin, il y a une structure à suivre. Le demandeur amène une expression des besoins, paraphée par l’autorité, à présenter au Chef magasinier. Ce dernier, après l’avoir validé, établit le bon de sortie magasin valorisé par sa signature, celle du gestionnaire et du réceptionnaire. L’expression de besoins ainsi que le bon de sortie magasin restent dans les archives du magasin. Chaque sortie est signalée dans la fiche de stock, suivi de la mise en jour des stocks restants. N.B : A la fin de chaque mois, le magasin élabore un rapport qu’il présente à la hiérarchie, laquelle le transfert à Kinshasa. Dans ce rapport, le chef magasinier prend soin de mettre les données technique et financière. A part le rapport susmentionné, il y a également un contrôle trimestriel et souvent annuel. Ce contrôle consiste à la vérification théorique et physique des produits du magasin. v La vérification théorique Ici, il s’agit d’un contrôle purement théorique ; c’est-à-dire un contrôle soutenu par les documents ou le rapport présenté par le magasin. On se limite donc au niveau des écrits.
v La vérification physique Il est ici question de confronter les écrits aux réalités. On vérifie à ce niveau si réellement les données théoriques correspondent aux données physiques. Au cas où il y a une incompatibilité entre les données théoriques et celles physiques, les personnels du magasin doivent être à même de fournir des explications valables, accompagnées des preuves. Par exemple : Dans un rapport on avait mentionné théoriquement la présence de cent sacs de ciment alors que, physiquement on n’avait que quatre-vingt-dix-neuf, un étant mouillé. N.B : Concernant les pièces de rechanges et les lubrifiants, la procédure d’entrée reste la même ; seulement, au niveau de la sortie, l’expression de besoin est signé par le chef d’atelier mécanique ou par le chef mécanicien. Alimentation des magasins des chantiers La grande partie et les plus durs travaux du projet se font au niveau des chantiers. Ainsi, dans chaque chantier, on trouve aussi un magasin qu’on a le devoir d’alimenter régulièrement pour ne pas freiner les travaux. Comment alimenter alors les magasins de chantiers ? Deux procédures sont possibles : ü En faisant le contrôle au niveau des chantiers, le chef magasinier peut constater la carence de certains articles. Dans ce cas, si ces produits sont au magasin central, il peut aussi ravitailler les magasins des chantiers. ü Dans un second cas, le magasinier du chantier lui-même peut aussi établir une expression des besoins qu’il envoie au chef magasinier. N.B : pour le ravitaillement des magasins des chantiers, à la place du bon de sortie magasin, on établit un document appelé Bon de transfert. A son tour, le magasinier du chantier fait la même chose pour l’entrée magasin et il prend soin de faire un PV de réception. II.2.7. Le service du secrétariatAu Pro-Routes, c’est une secrétaire qui assure ce service. Son rôle est principalement l’exécution des activités du secrétariat. En dépit de ce rôle, elle doit prendre soin de réceptionner, d’enregistrer les courriels entrants, les orienter à la hiérarchie, assurer le dépouillement du courriel après son exploitation par la hiérarchie, préparer les projets de réponse suivant l’instruction de la hiérarchie, assurer le classement des lettres reçues et expédiées, participer aux réunions et en dresser les procès verbaux et les compte-rendues, recevoir les visiteurs et les orienter, etc. Brièvement parlant, la secrétaire assure les travaux de correspondance qui peuvent se dilater en rédaction, saisie, impression, réception, expédition, classement des lettres reçues… Au Pro-routes, le classement des correspondances se focalise dans deux secteurs : les correspondances reçues et celles expédiées. 1. Les correspondances reçues Les correspondances reçues concernent tous les documents externes et internes écrits réceptionnés quotidiennement par le secrétariat de la Brigade. Ces documents sont notifiés et enregistrés par la secrétaire dans un registre ou indicateur où, elle prend soin de marquer les éléments : · Date de réception · N° de la lettre · Indication de la provenance · Le contenu Modèle de registre
2. Correspondances expédiées Les correspondances expédiées concernent tous les documents qui quittent la Brigade soit pour la Direction Provinciale, soit pour la Direction Générale, soit pour la Cellule Infrastructure… Avant l’expédition, ces documents doivent être consignés obligatoirement par la signature de l’autorité de la Brigade. Le courriel doit être consigné dans le registre des lettres expédiées et transcrits par la suite dans le carnet de transmission, à l’adresse de chaque destinataire qui devra y apposer sa signature pour accuser réception. La secrétaire doit toujours vérifier que le destinataire a vraiment signé pour accuser réception. Modèle du carnet de transmission des courriels à expédiés
Le carnet de transmission est un document très important pour tout secteur et particulièrement pour la secrétaire de la Brigade. Dans ce carnet, il est consigné la preuve de la recevabilité des correspondances par le destinataire, confirmé par la signature du récepteur ou de la personne habilitée à réceptionner ces documents. II.2. 8. Le service de l’environnementLes personnels qui travaillent dans ce service sont des environnementalistes. Ils sont considérés comme des contrôleurs dans l’exécution des travaux du projet. Ils doivent contrôler les conditions dans lesquelles les agents travaillent. Ces conditions doivent répondre aux critères environnementaux. Ainsi, avant de commencer les travaux d’entretien et de réouverture proprement dits, les environnementalistes doivent descendre sur terrain pour conscientiser et convaincre la population sur l’importance que relève la route. Cette procédure vise le chef en premier, et ce dernier à son tour peut convaincre sa population. Les environnementalistes ont aussi le rôle de signifier que les aires protégés méritent d’être respectés dans les travaux d’entretien des routes. D’où, on doit tenir compte de certains critères comme : rétrécir un peu la route, ne pas toucher aux gibiers… Avant de commencer le travail de Réouverture dans le chantier, les environnementalistes, en collaboration avec le chef et les topographes doivent faire une étude qui répond aux exigences environnementales. Les environnementalistes doivent aussi veiller à ce que les signaux routiers soient correctement placés au bord de la route. En fin, ils prendront soin d’étudier les conditions climatiques A la fin de chaque mois, les environnementalistes doivent élaborer un rapport sur le déroulement des travaux aux chantiers. Ce rapport sera présenté en trois exemplaires dont un pour la brigade 405, un pour la Cellule Infrastructure et un pour l’Unité de suivi du Pro-Routes (USPRO). II.2.9. Le service de l’informatiquePour le service de l’informatique, il y a lieu de distinguer un utilisateur de l’ordinateur d’un informaticien. Ce dernier est un spécialiste qui assure la mise en route, surveille les ordinateurs à partir des consignes d’exploitation et leur entretien au premier degré ; et intervient également pour résoudre d’autres problèmes concernant la communication. Il utilise les Ordinateurs fixes, le Portable, le flash disques, les CD, les imprimantes, etc. Au niveau de la brigade 405, l’informaticien est presque comme le chef du personnel étant donné qu’il tient tout l’archivage de la brigade. Il doit être au courant des différents rapports : administratif, de l’atelier technique et des chantiers pour la conservation. D’où, il dépend directement du RAF, comme c’est ce dernier qui garde tous les documents du personnel. La tâche principale d’un informaticien est de veiller sur l’entretien des machines. Ainsi, il prendra soin de contrôler que l’antivirus est mis en jour pour la protection des ordinateurs. Pour l’archivage, il rassemble les données particulières aux travaux journaliers, hebdomadaires et mensuels à partir des informations fournies par les différents chantiers. Il devra également planifier les nouvelles applications informatiques. Le projet dispose également d’un ordinateur spécial (ordinateur diagnostic IVECO) qui peut intervenir en mécanique pour la réparation de certains engins, de marque IVECO. Cet ordinateur permet de localiser la panne et donne les procédures à suivre pour la réparation de cette panne. A part les ordinateurs, le projet dispose également d’autres moyens de communication contrôlés et gérés par les informaticiens. Ces moyens sont par exemples le Télé Fax, la Valise satellitaire, 8 mars… CONCLUSION ET SUGGESTIONLes trente jours de stage passés au sein de l’Office des Routes, Brigade 405, nous ont donné des moments agréables, de joie, et d’approfondissement des connaissances. Il a fallu ce moment pour que nous nous rendions compte des réalités qui se passent sous d’autres cieux. Le choix de ce lieu de stage n’était pas un hasard, mais, emportés par les cogitations philosophiques, nous voudrions bien comprendre la « pourquoibilité » de l’état désastreux des infrastructures congolaises, alors que certaines entreprises sont sensées en assurer l’aménagement. Nous avons été émus de rencontrer des autorités compétentes et capables de travailler pour les infrastructures, surtout routières de notre pays. La qualité d’accueil réservée à notre égard, l’ouverture de l’autorité de l’Office des Routes, du Pro-Routes et leurs collaborateurs nous ont permis de nous sentir heureux et aimé pendant le stage. Durant notre séjour, nous sommes entrés en connaissance non seulement du fonctionnement du projet, à travers le Manuel de base sur le fonctionnement du projet, qui ne quittait pas des mains, mais aussi, des différents échanges avec l’autorité et le personnel nous ont fourni des amples informations sur les infrastructures de la Province Orientale. C’est un succès et une grande satisfaction qui nous conduisent au terme de ce stage. Avant de formuler nos humbles suggestions, nous voudrions commencer par donner nos appréciations par rapport à l’ambiance que nous avons vécue durant notre expérience. Nous saluons tout d’abord, l’effort du Gouvernement congolais pour son souci d’améliorer les conditions sociales de sa population à travers le projet Pro-Routes. Nous louons le courage de tous les personnels de la Brigade 405, pour leur dévouement et engagement dans la réussite de ce projet. Nous avons aimé la fraternité qui règne au sein de la brigade ; ceci est manifeste par la prière d’ensemble, au début de la semaine, toutes les confessions confondues ; une manière de rappeler au personnel que : « nous sommes fils et filles d’un même Père ». Le respect, non seulement de l’autorité, mais de tout le personnel nous a également marqué. La collaboration et le sens de partage, de l’humour, des blagues ; sont également à louer dans une entreprise comme celle-ci. Nos vœux sont ceux de voir la croissance de ces aspects susmentionnés. Il nous parait cependant opportun de pouvoir formuler quelques difficultés et suggestions dans le but d’améliorer la qualité et l’efficacité de cet important service de l’Etat. Nous avons connu la difficulté de trouver tout d’abord une institution qui puisse nous accueillir. En effet, il avait fallu du temps pour réfléchir sur l’Office des Routes. Ici aussi on se demandait quelle fonction un philosophe pourrait exercer dans un service de l’Etat comme l’Office des Routes, où on a à faire qu’aux techniciens. En effet, beaucoup pensent que le philosophe est uniquement fait pour des spéculations, alors que le monde actuel a besoin des spécialistes dans certains domaines plus pratiques. Compte tenu du temps imparti, nous n’avons pas eu la chance de descendre sur terrain afin d’effectuer des visites aux chantiers et voir les réalisations. Mais, les informations fournies par les agents du terrain nous donnent des raisons de croire que les travaux évoluent en merveille. D’où, nous n’avons autre mot que d’encourager les agents. Au niveau de l’administration, il serait important : Ø Que la brigade s’efforce à Renforcer certains services des matériels de travail (ordinateurs), qui depuis un certain temps, seraient à panne. Nous faisons ici allusion au service de la caisse, du magasin et de la logistique ; Ø Que la brigade veille sur l’ordre dans tous les services administratifs, étant donné que la brigade 405 est visitée régulièrement par la hiérarchie, soit de la Direction Provinciale de l’Office des Routes, soit par celle du Pro-Routes ; Ø Que l’effort soit également fourni pour la ponctualité au service ; Ø Qu’un abri soit fourni aux huissiers (gardiens), qui semblent être abandonnés à la merci des intempéries. Ø Que la brigade 405 s’efforce à achever la construction du bâtiment dans lequel elle œuvre déjà depuis un bout de temps, et qu’elle engage deux ou trois agents qui pourront chaque fois veiller sur la propreté dans l’enclos ; Ø Que ceux qui nettoient le bureau arrive plus tôt pour accomplir leurs tâches, avant que le service ne commence. Au terme de notre stage, nous attestons que l’expérience faite a été bonne et nous sommes satisfaits, parce que nos objectifs ont été atteints. Malgré quelques difficultés, nous avons essayé de faire face aux réalités de la vie professionnelle grâce à notre balise dans la formation philosophique. L’expérience passée à la brigade 405 reste gravée positivement dans nos méninges comme un mémorandum et nous réitérons notre sentiment de reconnaissance à toutes les personnes rencontrées au projet pro-routes.
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